Avec le bicentenaire d'Edgar Allan Poe, la nouvelle n'est pllus un genre délaissé, oublié... Mais qu'est-ce qu'une nouvelle ? Les définitions sont variées, les éditeurs parlent générallement de courts romans, percutants, parfois les manuscrits sont épais (ed. Quadrature).

Selon le Littré, une nouvelle est une « sorte de roman très court », un « récit d'aventures intéressantes ou amusantes. » À la différence de la fable, il n'y a ordinairement pas de morale dans la nouvelle ; il n'y a donc pas de conclusion, d'enseignement à tirer du texte. En général, le récit est centré autour d'un seul événement, les personnages sont peu nombreux et sont doués d'une réalité psychologique, bien que celle-si soit moins développée que dans un roman, la chute importe.

On s’accorde à considérer le XIXe siècle comme l’âge de l'essor de la nouvelle en France. Prosper Mérimée et surtout Guy de Maupassant se sont même spécialisés dans le genre et il n’est guère de romancier d’importance qui n’ait écrit de nouvelles ou de recueil de nouvelles - Honoré de Balzac (Contes drolatiques), Victor Hugo (Claude Gueux), Stendhal (Chroniques italiennes), George Sand (Nouvelles), Zola...

La nouvelle exploite en France surtout les deux veines apparemment opposées du réalisme et du fantastique, il n’est guère de thèmes qu’elle n’aborde, guère de tons qu’elle n’emprunte. Au reste, son prestige ne se limite pas à la France : Hoffmann, Edgar Poe, Henry James, Herman Melville, Pouchkine, Gogol, Tchekhov, Alphonse Allais, fondateur du rire moderne, introduit la folie dans ses nouvelles, comme Les templiers.